Hakushoku Noizu

by James IzCray

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1.
We could be alive. If we try.
2.
02:02
Entre la balance et le pommeau, Sur mes yeux le bandeau, Je les gratifierai de ce que mérite un salaud. Il n’est jamais trop tôt Pour être le bourreau. Injection létale pour ces pestiférés d’animaux. Je les ai laissé parler, Essayer de me charmer, Me promettre des miettes de pain, de la fidélité. J’ai souri quand ils criaient, Se crevaient à me supplier, Suspendus dans le vide ma seule main pour les sauver. Méfie-toi si tu brilles les vampires n’aiment pas trop la lumière. N’aie pas trop d’esprit ou ils te le feront savoir. On tease on t’use te tue et te laisse sans te dire au revoir. Ces gens ne veulent pas ce qu’ils ne retrouvent pas dans leur miroir.
3.
03:49
Michelle veut le monde à ses pieds. Michelle dans un décor sépia Veut dominer l’homo sapiens Conquérir la vie de satin. Michelle est fragile. Michelle est habile. Michelle rend habile le plus fort des esprits, Sorcière comme Circé les transforme en esper. Michelle c’est l’âme sainte. Michelle c’est l’absinthe. Tous s’accrochent à sa majesté comme des cintres, Michelle est unique ne veut pas être enceinte. Michelle est petite mais déjà Sait se servir de son charme, Cour de recrée, Elle fait saigner les nez Des têtes blondes venues pour la courtiser. Princesse noire sacrifie pion pour s’amuser. Élève model, Petite poupée mannequin. Dans son monde Mattel Où tout le monde est pantin. Le temps fuit Mais ses démons la rattrapent. Michelle s’empresse de les embrasser, Il y a encore tant d’âmes qu’elle veut embraser. Michelle les décharne, Quand elle se décharge du soutif qu’elle dégrafe Mais jamais ne s’alarme, Des conséquences quand elle distribue ses affres. Michelle Michelle Michelle ! A la chevelure opalescente, Aux vêtements de cuir, condescendante, Dans ta chambre forte tu attends.
4.
J’crois que j’en ai trop pris, gros, De ces rêves dans le frigo, J’entends des couleurs que font les animaux. Damn! Mais rendez-moi mes mots Mais rendez-moi mes os ! J’aimerais rentrer à ma maison. J’crois qu’j’irai pas au boulot Ma tête dans un étau Champi et coco c’est l’mauvais wombo combo. Ma caisse ressemble boumbo, J’ai la gueule de Bardot ! Putain, ça va barder. Même si je la repousse, Elle revient quand même. Je n’ai pas de réponse, Pas de remède. Et j’en oublie la frousse Quand elle me promène, Sur les rails de l’enfance Il n’y a plus de haine. Je pique... Le pied abdique... Des litres de millilitres qui encore milite là haut ? Un bol de weetabix en guise de cerveau ! Personne n’a l’audace de me passer un savon, Les yeux blancs je savoure. Je monte et descends d’un cercle à l’autre, Goûte aux couleurs que l’acide m’offre, J’évacue mon coffre, Prêt à vendre ce corps. On paye pour se détruire. On pille pour s’enrichir. J’ai perdu la vue à regarder le soleil. Ils craignent la lune mais elle porte conseil. On croit s’éloigner du Yin Sans trouver son contraire. La vie nous assassine On essaye avec de faire. Elle tourbillonne dans la ville au milieu de la nuit, Avec ce type c’est fini. Sa mère lui avait bien dit : “Ne laisse pas son argent te dicter tes sourire.” Elle télescope ce gaki, Dont l’école et la mère n’ont plus envie Et qui survit de larcins des portefeuilles qu’il pille, La caisse pile n’a pas le temps de ralentir.
5.
03:39
J’ai fait un rêve c’était pas celui de Luther, J’avais les do et j’étais jeune célibataire, Au volant d’une Corvette ou d’un Chrysler Bien sur que l’argent fait le bonheur. J’me lève à l’heure que pour me rendre a l’aéroport, La carte est noire, donc je n’ai jamais tort. Moi je regarde le monde à travers des montures Dior, Pendant qu’ils se tuent tous dans l’effort. Donnez moi une banque, une Thompson, que je change la donne Je prends tous les sacs, vous abandonne direction Brésil. Ma villa donne sur Ipanema Plage, Des Regina Rizzi qui font le paysage. Le soleil rougit le ciel, ce soir on est pas sages. Ne t’accroche pas, ne t’attache pas, je n’suis que de passage. Elle me fatiguent, je leur rends la pareille, Font du trampoline au dessus de l’appareil. Minuit arrive on est en bande au resto, Fini les soirs à regarder le loto. J’veux du sommeil Et pas d’reveil. J’veux m’barrer, j’veux peser, j’veux baiser.
6.
03:41
La nuit bleuit, L’aube bientôt m’éblouit, La veille j’ai pas assez rit. How could you forget the sunshine. Mes anges crient, Prennent d’assaut mon lit, Guiliguili en série. How could you forget the sunshine. Tu perds aujourd’hui, On est encore que lundi Mais c’est ça être en vie. How could you forget the sunshine. Relativise, Faut pas que tu te divises, Le bonheur ça se cotise. How could you forget the sunshine. En vérité c’est facile de sombrer, Quand l’escalade se complique on préfère lâcher Prise, On se prive De manger, de bouffer, de becter, se sustenter vivre. On préfère s’offenser, oui, A coup de pensées affaiblies. Faire aller est un euphémisme, Parler du beau temps c’est plus dur que faire l’éloge de la pluie. Il fait beaucoup trop chaud pour envisager autre chose Que de s’dorer en terrasse à la main un verre de Chouffe. Oh putain c’est trop short ! Une jungle de jambes de bronze cédan il n’est pas bon d’être bonze ce doit pas être permis d’être aveugle là tout de suite. Et moi j’ai des fuites. La cerveza est fraîche mais je voudrais être Inuit. La cabeza s’assèche j’ai envie de faire des folies. Comme dans ce songe humide où je fais craquer toutes les filles, Moches incluses. Les babas déboulent et roulent à l’étroit dans leur tissus mes mains dessus tapent comme percu’ à leur insu les peaux tendues, Oh ouais putain ! J’m’y verrai bien !
7.
03:15
Je sais qu’j’suis pas le meilleur des mecs Mais reste c’est toi et moi contre le monde ! Miel ! Je sais que je suis pas le genre de mec que ta mère voudrait que t’épouses. Mais ! Tu vas avoir quinze ans aujourd’hui dis moi encore pourquoi tu l’écoutes ? Suffirait qu’on se touche Qu’un peu moins on s’étouffe Fais moi du bouche à bouche. Je suis ton étoffe, Laisse moi une dernière chance que cette fois je m’y greffe. Je demande la trêve, Arrête la grève De tes sentiments pour moi j’en crève. Je nous voyais déjà main dans la main devant ce big cake. Tu m’aurais pardonné toutes mistakes. J’fais du franglais j’t’aime à m’en étrangler... Je repeat ! J’fais du franglais j’t’aime à m’en étrangler. Bébé quand j’suis loin d’toi, j’suis comme l’Education Nationale. J’en perds mon latin, presque. J’en perds mon grec, presque. Come back to me baby.
8.
Viens t’abriter chez le petit frère du Minitel où tout est gratuit tout est permis accessible illimité. Marre d’être un robot j’ai fini par rejoindre la baie Des pirates. Je meurs si je me rate. Mais y a peu de risque comme j’emmerde leur loi du copyright. Je suis comme tous ces millions d’autres électrons libres, Le citoyen moyen que l’état aime prendre pour cible. Et ils pensent qu’on ne voit pas leurs ratures, Parlent de démocratie mais nous traite comme de la roture. On est sur les rotules, Se contente des tubercules. Au final on fait ce qu’on peut pour fuir les uppercut. En haut débit vont bon train les bas débats. Moi je ne suis là que pour simuler quelques ébats. Lentement je me sépare de ma pudeur. Lentement de moi s’empare cette sueur Lascive. Ces mouchoirs seront privés de lessive. Les mauvaises habitudes ne sont jamais récentes. J’arpente la face cachée de la web A tâtons vers les tétons j’ai mis mes Google de soleil. Les mauvaises habitudes ne sont jamais récentes. Je me concentre, Fais comme si tout est réel et stimule mon épicentre J’ai vu vingt culs, je suis venu Et on en restera là. Ma frustration a disparu On dit merci Tara J’ai vu vingt culs, je suis venu Et on en restera là. Ma frustration a disparu Jusqu’à la prochaine fois. Les mauvaises habitudes ne sont jamais récentes On veut dévaler la pente. On veut avaler l’attente. On veut avaler le temps. Du haut Du mont, Je les vois mourir pour l’Ichôr. Jeunes et Naïfs, A courir après des Licornes. Du bout de leurs doigts, Taquinent les moires, Étreignent l’espoir De rendre éternelle leur gloire. Dans leurs grandes glaces, Voient que rien ne dure. Derrière eux je passe, Les soulage de leurs futurs. So they run. Away from the sun. You can’t run away from me.
9.
Y a des jours Où tu veux juste pas, Préfères être alité devant le Juste Prix ! Y a des jours Où t’as juste pas la foi, Préfères simuler gastro ou pegri ! Y a des jours Tu penses qu’à tes canceva, Deux fois par an pendant six mois ! Y a des jours Où tu fais comme ton chat Tu bailles à tout va et tu fais ta lettetoi ! J’suis trop lourd pour me lever. J’suis trop sourd pour t’écouter. Me demande pas d’répéter. Volonté enkilosée J’ai trop la flemme Fais ci fais ça sois à l’heure au vailtra. J’ai trop la flemme Mais j’ai qu’une envie là, c’est de me vautrer. J’ai trop la flemme J’suis paresseux paresseux paresseux. J’ai trop la flemme Et puis tu sais quoi ? J’finis pas le couplet. Parce que j’ai trop la flemme Messagerie pleine Coups d’fils importants Procrastination Sinécure c’est tentant Je fais de même Que mes dirigeants La flemme. Au dessus des étoiles, Je tisse ma voile. Au dessus de leurs toiles, Mes rêves je constelle. Au dessus de l’Histoire, Et de tous ses mystères. Au beau milieu du noir, Je ris sous un réverbère. Je n’ai plus peur de l’hiver, Je ne mettrai plus de gants. J’ai combattu hier, Pour aller de l’avant. Non ! Je n’ai plus peur de l’hiver, Je ne mettrai plus de gants. J’ai combattu hier, Pour aller de l’avant. On est des bouts de songes, Ne nous gâchons pas. On est des plumes d’anges, Ne nous lâchons pas. On est toi. Toi t’es moi. Et dis toi que sans toi on est moins. La vie est belle Comme les paroles d’une chanson. La vie est bête Comme les paroles d’une chanson. On est toi. Toi t’es moi. Et dis toi que sans toi on est moins. En l’an 20XX c’est une suite de péripéties mais qui ne tente rien n’aura que son courage qui rétrécit. Mais si t’insiste, Pars sans ceux qui te rendent lent. Tes cicatrices, Seront les esquisses du talent. Alors je fly Tout là haut, J’ai des succès à déverrouiller. Tout là haut, Tout est succinct tout peut dérailler. Alors je fly Tout là haut.
10.
Toutes les femmes sont des salopes Toutes toutes des salopes Sauf ma mère et mes sœurs Toutes toutes des salopes. Les femmes sont des salopes Toutes toutes des salopes Sauf ma mère et mes sœurs Toutes toutes des salopes. Elle, M’a promis qu’elle serait mon ciel, Que si un jour les blêmes s’amoncellent, Qu’elle serait toujours là qu’elle veille. Discours durs comme du polystyrène. Jim Carrey perdu fou d’Irène. Un lion de plus dans son arène. Je capte pas j’ai rendu l’antenne. Mes démons me hantent, appelez Dante ! Tes désirs sont sourates, Pour toi je renie Dieu comme ce seigneur des Carpates. Tu bousilles ma soupape, Fais carburer mon amour et le regarde qui s’échappe. On s’est rencontrés chez le Diable, Ton reflet vacillait de l’autre côté d’un verre de Jack. “Faut surtout pas qu’tu t’attaches...” M’as-tu dis juste avant de te donner avec panache. Toutes les femmes sont des salopes Toutes toutes des salopes Sauf ma mère et mes sœurs Toutes toutes des salopes. Les femmes sont des salopes Toutes toutes des salopes Sauf ma mère et mes sœurs Toutes toutes des salopes. Tous les mecs sont des bâtards Tous tous des bâtards Sauf mes frères mais mon père ? Un gros bâtard ! Les mecs sont des bâtards Tous tous des bâtards Sauf mes frères mais mon père ? Un gros bâtard ! Il, Lui promet le toit et la bague, Lui assure des fondations stables, Son cœur est sur mais sa q***e divague, Il bégaye devant d’autres femmes. “Si je glisse serait-ce un drame, Je suis pas encore prêt pour le calme.” De gauche à droite les vents le réclament, Un gosse dans le corps d’un mec lamentable, Refuse d’être jugé coupable, Si elle ne le comprend pas c’est qu’ils ne sont pas compatibles. Il la fait marcher au chantage, Repousse le jour où il décidera d’être responsable. Mari volage, Fais dans le marivaudage, On s’en tape des conséquences que peut avoir un clivage. Joues noircies de maquillage. C’est l’énième histoire d’un type qui n’aimait pas le courage. Tous les mecs sont des bâtards Tous tous des bâtards Sauf mes frères mais mon père ? Un gros bâtard ! Les mecs sont des bâtards Tous tous des bâtards Sauf mes frères mais mon père ? Un gros bâtard ! Onze de perdus rien à trouver, Y a-t-il un bonheur parfait ? Génération baissée baisée, Même l’habit fait le curé. Clopin-clopant, On clope donc on est grands, L’âge d’avoir des enfants, Mène une vie de Peter Pan. Prends la poudre à Clochette, Prends la poudre d’escampette. On combat le silence A tout prix parce que la paix est une forme de sentence. Entre Yoda et Palpatine, La couleur des sabres, leur bruit, love est mis en sourdine.

credits

released November 23, 2017

Mix, Master, Arrangements par Lucci' au NorthFace Records studio.
Compositions originales de William " Mystraw " Bayakimissa.
Paroles de James IzCray.
Artwork de Virginie " Machaon " Barbellion.

CECI N'EST PAS UNE INTRO a été mixé, masterisé et arrangé par Alexandre Debuchy et co-composé par Lexie T et James IzCray



Remerciements :
Lucci, Mystraw, Dub, Lexie T, Machaon, Mighty Max, Al20, Ismaël Metis, So Street, Compagnie Art Track, mes chats, la famille, les amis, les amours, les emmerdes et bien sûr Nobunaga Oda.

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James IzCray Lille, France

Des poèmes mi cyniques mi raisins déposés sur une musique inspirée du jazz, du rap, de la soul et de la chanson française.

Half-cynical half-sweet poems laid on a music inspired from jazz, rap, a little bit of soul and french chanson.
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